En théorie c’était bien, en pratique ça l’est moins…#warner

L’autre jour (jour bien connu), j’ai acheté (dingue non ?) un film sur support physique (ce qui est encore plus dingue non ?).

Bref j’ai un joli DéVéDé, vous savez ce truc avec plein de pubs inzapables à l’intérieur là… (#fail n°1) dont une qui nous fait la promo de la HD et du blueray.

Pas très futfut quand on lit son DVD sur un téléviseur classique… (#fail n°2). Franchement, pendant les 2 premières minutes de la pub, j’ai vraiment cru que c’était une joke…bah non.

Bon au moins, le film (Invictus) était plus que sympa :)

À l’intérieur de la boîte je découvre un truc dont je rêvais depuis 10 ans : un bon permettant de télécharger une copie numérique du film que l’on vient d’acheter physiquement.

ENFIN !!!!

Émoustillé comme un fanboy qui découvre la révolution du multi-tâche avec 40 ans de retard et qui se dit être un g33k, je me rue sur http://warnerathome.com/, l’adresse indiquée sur le bon…pour tout de suite me rendre sur http://www.warnervideolive.com/, le site qui me sera effectivement utile. (#fail n°3)

Là, c’est plutôt simple, je rentre mon code promo dans la sidebar, on me dit que le bon me permet de télécharger gratuitement le film précédent acheté, ok.

Je me pose une petite question tout de même.
Ne connaissant pas la date de naissance de cette plateforme, je me dis que que le coup du bon de réduction n’est peut-être qu’une vile démarche marketing de lancement et, qu’une fois les promo de lancement terminées, on sera amené à payer une nouvelle fois le film que l’on déjà acheté physiquement.
Ça pourrait compter en #fail double mais ce n’est qu’une supposition…pour le moment.

Je rentre donc mon super-code-bonus, on me demande alors de créer un compte sur la plateforme de warner, très bien.
Ne pas oublier à ce moment de bien rentrer des infos bidons pour ne pas être submergé par le spam papier ou électronique.
Pour l’email en particulier, bien penser à utiliser un alias du type jetable.org.

En fait, on peut même indiquer une adresse mail bidon étant donné que l’on reçoit bien un mail de confirmation d’adresse mais…que l’on ne nous invite pas à cliquer sur un quelconque lien pour la vérifier. (#fail n°3,5)

Afin de remettre le compteur de fail à un compte rond, on relève le blocage de copier/coller de l’adresse mail. Obligé de taper à-la-main la confirmation du mail.
Très pratique quand on a rentré un truc du genre [email protected] :p  (#fail n°4)

C’est aussi par mail que l’on recevra le ticket de caisse de tous nos achats (même à 0€ grâce au bon) mais comme on ne reviendra plus jamais sur la plateforme, ce n’est pas très utile.

Après avoir créé le compte et s’être loggué, je peux enfin télécharger mon cher film.

2 formats sont alors proposés : WMV et DivX.
WMV ???? C’est une blague ? #nanmaislol!
Le WMV fait tilt dans ma tête…y aurait-il des DRM sur les fichiers ?

On prend évidemment le format DivX et ça nous télécharge un fichier .tix de 4 Ko. #WTF?

Après quelques recherches, je m’aperçois qu’il s’agit d’un fichier-lien style .torrent qui nécessite un downloader spécial : DivX player

Là, ça commence à être quand même bien lourd mais je suis bien luné alors je télécharge cette bestiole juste pour télécharger 1 foutu fichier. (#fail n°5)

Je relance gentiment le téléchargement de notre lien .tix de 4ko et ça ouvre naturellement le DivX Player pour le download.

Et là, on entre dans la partie bien grasse, attention aux cardiaques; vous pourriez mourir de rire…ou de rage.

Le logiciel veut ouvrir plein de connexions dans tous les sens, en 443, en 80 sans trop que l’on sache pourquoi. (#fail n°6)

Pire que tout, on nous demande de créer un compte !
Hein ? Mais attends, je viens de le créer, mon compte ! Un 2eme compte ?! #WTF (#fail n°7)

Bonne poire, on crée le compte mais toujours en prenant soin de ne donner que des info bidon et alias mail anti-spam. (ici, le check de l’e-mail est effectif).

Une fois le compte créé et que l’on s’est authentifié, le téléchargement peut commencer…

Pour rappel on a du créer 2 comptes dont 1 qui semble inutile et on nous a forcé à installer un logiciel spécifique juste pour télécharger le fichier.
Un peu comme si vous ne pouviez docker votre baladeur musical de marque X que sur des enceintes approuvées par X…
(Ah ! On me dit dans l’oreillette que la secte-au-dirigeant-qui-ne-sait-pas-s’habiller est un adepte. C’est balourd tiens :op)

Sur le téléchargement en lui-même, ça se passe pas trop mal. La vitesse sature mon downlink (800 ko/s) même si ça devient relativement instable à partir de 2/3 du download.

Une fois le fichier téléchargé, on trouve bien un ‘Invictus.divx’ de 1,52 Go dans notre dossier vidéo.

Naturellement on lance VLC mais ça ne marche pas. Le fichier semble corrompu, notamment en ce qui concerne l’image. Le son, lui, fonctionne correctement et ce dans les 2 langues proposées (français et anglais) mais les sous-titres sont illisibles par VLC.

Histoire d’enfoncer le clou, VLC est censé être LE lecteur le plus souple, le plus universel et ben là…il rend l’éponge.

Avec QuickTime c’est encore pire : l’image clignote entre le gris et le vert, le son joue quelques secondes et s’arrête, on ne peut pas accéder aux sous-titres ni aux différentes pistes audio.

En fin de compte, c’était bien ça, le fichier est vérolé : truffé de DRMs (#fail n°8)

On se rend à l’évidence, il faut lire le film avec le DivX Player que l’on nous contraint à installer…

Captures du film en 100%

Sur les caractéristiques du film, on peut aussi bien rire…jaune :

- 720x400 (#fail n°9)
- encodé avec DivX… 5 !!! (#fail n°10)
- pas de chapitrage (#fail n°11)
- seulement 2 langues(#fail n°12)
- audio en MP3 128 kbps (#fail n°13)
- seulement 1 piste de sous-titres (#fail n°14)

On ne peut donc clairement pas dire qu’il s’agit d’une copie dématérialisée du DVD.

En plein écran, le film saccade, se lit trop rapidement puis saccade à nouveau : (#fail n°15)

Je remarque finalement que même pour une simple lecture du film, le DivX Player ouvre toujours autant de connexions.
La raison en est simple et là on touche le fond : on doit s’authentifier à chaque lecture !!! (#fail n°16)

Autrement dit, on ne peut pas lire le film si l’on n’a pas de connexion Internet !!! (#fail n°17 oui, ça compte double)

En fait, on ne peut lire le film que sur 6 “devices”, ordi et platines de salon confondus.

Pour résumer, pour avoir droit à cette soit-disant copie numérique de notre film, on est contraint à :

- créer 2 comptes ;
- installer de façon permanente un logiciel pour télécharger le film mais aussi pour le lire ;
- récupérer un film en qualité pourrie (et je ne cherchais pas à avoir de la HD), bien en deça de ce que l’on a sur le DVD ;
- avoir une connexion Internet active même pour lire le film ;
- avoir une platine DivX certifiée (comment fait-on pour enregistrer la platine en tant que l’un de nos 6 devices ?) ;
- adopter la technique JMMPP (Je Me Mets Plus Près - cretin.fr) sous peine de saccades en plein écran ;
- etc.

Remarquez, ça aurait pu être pire !

On aurait pu avoir un site certifié IE6 Windows only et recevoir des mails en Comic !

Inutile de vous dire que j’ai tout de suite effacé le fichier, supprimé le DivX Player et que j’ai téléchargé une version 720p du film sur mon tracker préféré…

ps : j’ai oublié de préciser que, bien sûr, cette très généreuse offre n’est valable que jusqu’au 19/11/2010 ! On sait jamais, l’Internet n’existera peut-être plus après…

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